Stage "Sortir de la honte !" - Paris 10-11 Octobre 2009 - Voir page Contact
ACTUALITE - IRLANDE - Des milliers d’enfances brisées
Avec l'aimable autorisation de Catherine Legras - Rédactrice en chef - Edition Dublin
Entre 1930 et 1990, des milliers d’enfants ont connu les pires sévices dans des institutions catholiques irlandaises en charge de leur protection et de leur éducation. Le rapport délivré mercredi dernier par la commission d’enquête sur les mauvais traitements infligés à ces enfants est accablant
Violences physiques et morales, abus sexuels et humiliations ont été les traitements quotidiens de milliers d’enfants placés sous la protection de plusieurs institutions catholiques en Irlande. Le rapport de 2.600 pages rendu public mercredi rouvre des blessures secrètement refermées pendant des décennies, et révèle au grand jour la responsabilité de l’Etat et de l’Eglise dans la maltraitance d’enfants. Des enfants que l’on considérait pourtant déjà vulnérables, parce qu’orphelins ou issus de familles à problèmes, notamment nés de mère célibataire, et qui ont connu les maltraitances régulières. «Les enfants vivaient dans une terreur quotidienne » souligne le rapport, "les abus sexuels étaient endémiques dans les institutions pour jeunes garçons ».
Les victimes qui ont témoigné lors de cette enquête, parlent de punitions arbitraires, de sévices humiliants, de violences physiques à toute heure du jour et de la nuit. Plus de 1.700 personnes ont pu prouver les violences subies.Traités comme des esclaves, les enfants devaient parfois travailler dans des fermes pour financer les institutions.
Une période passée sous silence
L’enquête a débuté en 2000. Il a fallu neuf années pour recueillir les témoignages d’anciens élèves, aujourd’hui âgés entre 50 et 80 ans, et de responsables de ces institutions. En 2003, la juge Mary Laffoy, responsable de la commission, a démissionné. Elle reprochait au ministère de l'Education de ne pas l’avoir aidé pour mener à bien cette enquête, voire de l’avoir bloqué dans cette démarche. Le système répressif mis en place à la fois par le ministère de l’Education et les institutions catholiques du pays a été passé sous silence pendant toutes ces années. Les agresseurs démasqués pouvaient être mutés d’une institution à l’autre afin de ne pas faire de bruit. Ils pouvaient alors commettre d’autres sévices impunément. La préoccupation principale des ordres religieux était d'étouffer le scandale selon la commission. Les conclusions du rapport ne pourront cependant pas être utilisées pour des fins juridiques. En 2004, la congrégation des Frères chrétiens, principale responsable dans ce scandale, a obtenu par la justice qu’aucun des religieux mis en cause ne soient nommés. Aucun nom ne figure donc dans le rapport. La commission propose en outre une série de réparations, dont une aide psychologique aux victimes, un mémorial en leur nom et un soutien aux enfants maltraités.
Le cardinal Sean Brady, primat d’Irlande, s’est déclaré « profondément désolé et honteux que des enfants aient souffert de manière aussi horrible » et estime « que ces enfants méritaient mieux, notamment de la part de ceux qui étaient en charge de s’en occuper au Nom de Jésus Christ ».
Certaines victimes ont déjà reçu des indemnités de la part du gouvernement, en moyenne 65.000 euros. Mais pour cela, il leur faut aussi renoncer à leur droit d'intenter une action en justice contre l'Etat et l'Eglise. De nombreuses victimes ont refusé ce principe et dénoncent déjà les faibles répercussions que pourra avoir ce rapport.
Article de Catherine Legras du 22/05/09 paru sur www.lepetitjournal.com

Bienvenue sur ce site !
Emotion liée à l'identité, la honte a de nombreuses facettes. Emotion du secret, la honte reste méconnue. Livres rares, sites pour rire, confusions fréquentes avec la culpabilité ou la peur: on parle peu de la honte, on l'explique mal. La honte se cache dans le silence, elle se masque dans le rire ou l'ambition démesurée.
Ce site a pour objectif de vous aider à mieux comprendre la honte. Il est seulement un lieu d'information et de réflexion. Il traitera essentiellement de la honte pathologique car il s'adresse d'abord à ceux qui souffrent de la honte. Je nomme honte pathologique, la honte excessive qui devient structurelle avec le temps dans l'identité du sujet honteux. Il s'agit de cette honte au quotidien qui rend la vie particulièrement douloureuse et fatigante (la honte épuise, elle prend beaucoup d'énergie). Nous aborderons également la question de la honte positive qui régule la vie sociale, et que nous croisons tous à l'occasion.
Vous trouverez sur ce site 10 pages qui abordent la honte sur différents points. Bonne lecture.
Thierry Teule - Psychothérapeute
Membre de la Fédération Française de Psychothérapie et Psychanalyse FF2P
Dédicace pour ce site
Merci à Alice Miller pour ses livres